Principaux enjeux

34202Composé de très petites entreprises, le secteur fait face depuis plusieurs années à de nombreuses mutations et problématiques tant structurelles, réglementaires que budgétaires. Se situant dans une économie plurielle qui mixe rapports marchands et non-marchands, monétaires et non monétaires, les modèles socio-­économiques et les modalités de fonctionnement de ces structures associatives sont complexes, souvent précaires et restent encore à analyser, expliciter et accompagner.

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advanced Accompagner et structurer les employeurs
legal Faire face aux réformes et aux baisses de dotation
Map_marker_with_two_arrows_pointing_opposite_directions_512Quelques pistes : la coopération et la mutualisation


Accompagner et structureradvanced les employeurs

-­> Une situation de l’emploi spécifique : emplois atomisés, précaires et néanmoins très qualifiés.
-­> Les artistes ont des difficultés à trouver des cadres juridiques adaptés aux mutations de leurs métiers : place croissante de la dimension économique, pluri-disciplinarité et pluri-activité, manque de visibilité liée au régime de l’intermittence… Ils sont confrontés à une précarité grandissante et une hyper flexibilité comme l’a montré le rapport sur Les conditions d’emploi dans les métiers artistiques de Jean-Patrick Gilles. Pour illustrer la diversité des cadres juridiques possibles, Opale réalise des fiches-focus sur des démarches relevant de l’ESS dans le secteur culturel et artistique.
-­> Une forte hausse de l’emploi à temps partiel : il concerne 1/4 des salariés dont 40% pour lesquels ce temps partiel est contraint. C’est l’un des indicateurs clés du mouvement de fragmentation et de diversification du salariat observé également sur l’ensemble du marché du travail. À titre d’exemple, 71% des artistes salariés du spectacle (vivant et enregistré) travaillant à temps partiel n’ont été employés au mieux que pour l’équivalent d’un mi-temps.
-> Les contrats courts ont doublé et ils concernent près d’un salarié sur trois en 2011.
-> 46 % des salariés ont des horaires variables d’une semaine sur l’autre et 1/4 d’entre eux travaillent le soir.
-­> Une proportion de jeunes plus importante que dans d’autres secteurs (statut précaire, salaires peu élevés en regard des qualifications), un poids élevé des professionnels encore en emploi à des âges avancés.

-­> Des modèles économiques spécifiques relevant de l’économie solidaire qu’il convient d’analyser sous l’angle d’une économie plurielle (ressources marchandes, non-marchandes, monétaires, non-monétaires, réciprocitaires, redistributives). Si l’apport de la culture à l’économie est de plus en plus affirmée et valorisée, sous l’angle principalement d’une nouvelle forme d’entrepreneuriat créatif, il nous semble néanmoins que ces initiatives associatives et cette économie plurielle manquent encore de visibilité et d’une reconnaissance forte de leurs apports sociaux non économiques.

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Faire face aux réformes et aux baisses de dotationslegal

-­> La réforme des collectivités territoriales : les réformes en cours impactent directement les niveaux de décision, et donc les relations des associations culturelles avec leur environnement institutionnel. Les associations culturelles peuvent en être fragilisées, sur des territoires où leur action est pourtant déterminante (Lire à ce propos le document-support de l’Ufisc sur les enjeux de la réforme territoriale sur les associations culturelles, juin 2015).
-> La réforme des rythmes scolaires : des activités artistiques nouvelles au sein de l’école et en temps périscolaire ont été mises en place dans certains territoires depuis la rentrée 2014 après concertation entre les acteurs des territoires et les associations. L’année scolaire 2014 – 2015 était une année de lancement et la réforme devrait prendre un rythme de croisière dans les 2 années qui viennent, avec des marges de manœuvre possibles côté associations (Consulter le site de la Cofac et leurs ressources sur le sujet).
-­> La baisse des dotations : la baisse des financements publics remet en cause le fragile équilibre économique de nombreuses structures culturelles. Malgré les coups de projecteurs médiatiques sur les pactes culturels signés entre le Ministère de la culture et certaines collectivités, la culture est bien souvent « la variable d’ajustement » des baisses budgétaires (Lire une sélection d’articles sur objectif-culture.com). Cette conjoncture pousse les structures à professionnaliser leur gestion économique, innover et développer de nouveaux projets. Une montée en compétence des salariés et bénévoles, et un accompagnement adapté sont souvent nécessaires pour faire face à ces évolutions.

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Quelques pistes : la coopération et la mutualisationMap_marker_with_two_arrows_pointing_opposite_directions_512

-> Les expériences de coopération et de regroupement se sont nettement développées depuis 10 ans. Les raisons en sont diverses : l’accroissement du nombre de structures et de projets, ainsi que la contraction des financements publics. Les structures de très petite taille dont le modèle économique et l’emploi sont souvent fragiles se retrouvent confrontées à la nécessité de se regrouper, collaborer et changer d’échelle pour consolider leurs activités.
-> Une multiplicité de nouvelles initiatives apparaissent, tels des collectifs formalisés menant des actions communes ponctuelles ou régulières, des projets coopératifs avec participation citoyenne, des groupements d’employeurs (GE), des coopératives d’activités et d’emploi (CAE), des collectifs gérant des lieux mutualisés, des espaces d’accompagnement, de compagnonnage ou de pépinière, des pôles territoriaux de coopération (PTCE)… Elles peuvent concerner l’emploi seul ou des coopérations renforcées entre structures. Elles amènent les différents acteurs des filières culturelles à repenser leurs activités à de plus grandes échelles et à anticiper les problématiques d’emploi, pour construire collectivement des emplois plus durables.
-­> Les très petites entreprises du secteur culturel et artistique constituent l’essentiel des entreprises travaillant sur les activités de la création et de la production. Si elles présentent de nombreux atouts (réactivité, souplesse, fortes relations de proximité…), il leur est difficile de réunir l’ensemble des compétences nécessaires à telle ou telle production, d’où la nécessité d’inventer de nouvelles formes de coopérations. Comme le décrit Philippe Henry dans ces nombreux travaux, dans un secteur où l’on trouve une « redoutable concurrence, où les spectacles sont classés, hiérarchisés, ces TPE se trouvent dans une situation de tension contradictoire où il leur faut tendre à la fois vers une organisation générale qui soit plus coopérative et plus égalitaire, tout en permettant le développement et la qualification de pratiques hautement singulières et très diversement valorisées. »

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